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Mathieu Lehot, journaliste à ebdo: « L’idée est de rendre la rédaction accessible »

14 décembre 2017

Passé notamment par la presse locale, Le Parisien, LeFigaro.fr ou Le Point, Mathieu Lehot a été recruté fin octobre par l’ebdo. Il était de passage début décembre à Rennes, ville où il a passé un master d’histoire avant d’étudier le journalisme à Bordeaux (Ijba). Il nous a parlé d’ebdo.

À moins d’un mois de la parution du numéro 1, où en est le projet ?

Près de 6000 personnes se sont déjà abonnées, sur Kiss Kiss Bank Bank, soit pour un numéro, soit pour six mois, soit pour un an. Le don moyen est d’environ 50€. La tournée du bus ebdo, qui a conduit les deux « pilotes », Thibault Brugat-Dreux et Sharlie Minnette, à travers la France, a montré une envie des lecteurs de connaître comment travaillent les journalistes, une attente d’indépendance et de pertinence des sujets. Côté rédaction, enfin, notre équipe est au complet.

Pouvez-vous nous expliquer les ambitions et le contenu d’ebdo ?

L’idée est de rendre la rédaction accessible. Nous privilégions donc un rapport direct avec les lecteurs. La tournée a permis cela et le nom même (ebdo) a d’ailleurs été trouvé par un lecteur. Le journal doit être à la fois acteur et intégré à la société. Cela peut consister, par exemple, à dormir chez des lecteurs plutôt qu’à l’hôtel, occasion de recueillir des suggestions de sujets. L’outil qu’on vient de lancer, « La Source », permettra aussi de contacter la rédaction et proposer des idées. Il garantira également l’anonymat de lanceurs d’alerte. À terme, le matin, on écoutera la radio, on lira la presse… et on consultera La Source pour piocher des idées.

Sur le plan éditorial, le projet est centré sur le terrain plutôt que sur l’opinion. Si, dans la rédaction, nous venons d’horizons différents, notre point commun est l’attachement au terrain. ebdo sera également concentré sur la France pour deux tiers, davantage que vers l’étranger, contrairement à XXI. Les formats seront accessibles à tous, à l’image de la PQR, dont le style est simple et doit pouvoir être lu par un élève de troisième. Nous ne nous adresserons pas à des spécialistes. Par ailleurs, pas de rubriquage.

Comment fonctionnerez-vous avec les régions ? Compterez-vous sur les pigistes?

Le journal ne sera ni régionaliste ni parisianiste, mais nous accorderons de l’importance à la vie des territoires. L’équipe dispose déjà d’un réseau de correspondants en région. En Bretagne, ce sera Émile Rabatet, basé à Lorient. Cependant, la rédaction reste ouverte aux piges.

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