Club de la Presse de Bretagne

La maison des journalistes et des professionnels de la communication de bretagne


3 questions à Aurélie Rousseau, directrice de TVR, la télé qui passe au numérique

15 mars 2017

Née en 1987, TVR mise sur deux atouts: l’agilité et la souplesse liées au web et aux réseaux sociaux et l’ancrage local. Aurélie Rousseau, 37 ans, anime une équipe un peu resserrée, « sérieuse mais qui ne se prend pas au sérieux. » Elle s’explique pour la Une.

TVR, c’est à la fois des figures comme Stéphane Besnier, directeur de l’info, ou Vincent Simonneaux, animateur de Pleine lucarne, et des plus jeunes comme Jolène Roué, rédactrice en chef ou Charlotte Althaus, community manager. Quelle est l’alchimie de votre équipe?

– « Une volonté commune chez les 25 salariés, dont 11 journalistes, de valoriser l’information locale et d’entretenir une relation directe avec notre public. Exemple: l’émission Pleine lucarne, l’émission football bien connue, enregistrée chaque lundi midi à Ouest-France et animée par Vincent. bénéficie d’un bonus de 20′ diffusé en exclusivité sur le net. La page Facebook de Pleine lucarne sert de relais et engrange les réactions des fans aux commentaires de Vincent. Lui est au en contact direct de son public, au milieu de l’agora, avec un ton à la fois technique et décontracté. Presque tous nos programmes ont une déclinaison sur l’ensemble des supports, avec une orientation: produire moins mais mieux, avec le souci majeur de communiquer avec ceux qui nous suivent. Notre priorité, c’est de mettre en avant les initiatives, ceux qui se bougent, inventent des solutions sur notre territoire. »

Certains vous appellent la « data directrice »? Quel est votre parcours?

– « Après des études en Infocom’ et marketing, j’ai travaillé une dizaine d’années dans le milieu de la télé.  J’ai pris des responsabilités à TVRennes auprès de Dominique Hannedouche, directeur, malheureusement décédé en 2015. Je lui ai succédé. J’ai le souci de travailler avec les autres, télés locales, France 3… Notre structure économique nous y encourage: nous sommes une société d’économie mixte: publique à 51%, privée à 49%. Nous avons dû réduire un peu nos effectifs: nous sommes assez nombreux pour former de vrais projets, et notre taille nous permet de bouger de manière rapide et souple, ce qui est un atout dans les médias actuels. »

Vos collaborateurs ont entre 23 et 54 ans, qu’est-ce qui les unit?

– « L’équipe utilise aussi bien le smartphone que la caméra pour tourner des vidéos, elle investit les réseaux sociaux pour démultiplier ses émissions. Nous voulons être vus, quel que soit l’écran ou le moment. Chacun s’empare des outils, expérimente. Je suis là pour porter un projet avec une équipe qui soit contente de son travail. »

Recueilli par Paul Goupil
Photo: Ouest-France

Réseaux sociaux
© Club de la Presse - Mentions légales