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Trois questions à Charlotte Miquel, rédactrice en chef de TOPO

13 juin 2018

La rédactrice-en-chef adjointe de Topo Magazine animait début juin, un atelier avec des lycéens, à la Maison Internationale de Rennes (MIR). L’occasion de découvrir ce jeune magazine pour ados, qui allie journalisme et bande-dessinée.

En quoi consistent les ateliers Topozine ?
– Il s’agit de montrer, en un peu moins de deux heures, les grandes étapes de la conception d’une revue, du chemin de fer à l’impression. Les participants jouent à tour de rôle le métier de rédacteur-en-chef, de rédacteur, de graphiste ou même d’imprimeur. C’est une manière pour nous de proposer de l’éducation aux médias mais aussi de mieux faire connaître le magazine Topo : nous venons à la rencontre de nos lecteurs sous une forme ludique et concrète. Feraille prod, une association d’exploitation artistique parisienne, a mis au point une structure de grande dimension (ici) pour nous permettre d’animer cet atelier.

Topo est un magazine d’actualité en bande dessinée pour les moins de 20 ans. Deux ans après sa naissance a-t-il trouvé son public ?
– Le magazine marche plutôt bien : nous comptons aujourd’hui 3000 abonnés. Des parents nous ont confié que leurs enfants n’auraient jamais lu ce type d’articles s’ils n’avaient pas été réalisées sous forme de BD. Nous essayons d’alterner dans chaque numéro des thématiques purement ‘’ados’’ comme les réseaux sociaux, le sport, ou des chanteurs de rap par exemple, et des papiers axés davantage sur la politique internationale ou d’autres sujets de fond. Environ trente-cinq journalistes et dessinateurs contribuent à chaque numéro : les rédacteurs nous font des propositions et nous essayons de varier la forme en sollicitant différents dessinateurs (humoristique, abstraction, etc). En général, il se passe environ 6 mois entre le moment où Topo dit « oui » à un sujet et sa publication dans le magazine. C’est un travail sur du temps long.

Comment les jeunes s’informent-ils aujourd’hui ?
– C’est difficile à dire. J’ai l’impression qu’ils sont éloignés de la presse. La plupart regardent des vidéos sur YouTube, lisent des bouts d’articles qu’ils ont glané sur les réseaux sociaux. Chez Topo, on essaie de saisir des sujets intéressants et d’apporter des éléments de contextualisation. Je crois au papier : cette revue, on la garde, on ne la met pas à la poubelle. Nous espérons que le contenu sera perçu comme une information moins jetable, par conséquent.

Pour découvrir le magazine Topo

Propos recueillis par Anna Quéré

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