Club de la Presse

Temps forts de (Que) Vive la presse

40ans club de la presse Que vive la presse

 

 

Du 2 au 7 novembre 2015, le Club a fêté ses 40 ans et en organisant (Que) Vive la Presse, une semaine d’événements autour de la presse et des médias. Rencontres, conférences, visites, ateliers découvertes ont été au programme de cet anniversaire que le Club a souhaité partager avec les professionnels des médias, mais aussi avec le grand public.

Jour 1: Les conséquences de l’attentat contre Charlie Hebdo dans les médias. Quels impacts ont eu les attentats sur les rédactions des journaux et sur leurs lecteurs?

Intervenants: Stéphane Vernay, directeur départementale de Ouest-France pour l’Ille et Vilaine, Marcel Quiviger, directeur de la rédaction du Télégramme, Maelle Bazin, sémiologue de l’Institut français de la presse, Marie Penlaé, archiviste aux archives municipales de la Ville de Rennes.

Interview de Maelle Bazin, sémiologue à l’institut de la presse et de Marie Penlaé, Archiviste aux archives municipales par Xavier Debontride

                        

Jour 2: Journée pigiste/ soirée diaporama sonore

Journée pigistes : des astuces pour augmenter ses revenus

Journée pigiste de Rennes, Amélie, Arianne, atelier comment vendre un sujet à plusieurs journaux, maison des associations, Rennes©Natacha soury

Travailler mieux pour gagner plus. C’est en substance ce qu’ont proposé les intervenants de la journée pigiste de mardi 3 novembre, organisée dans le cadre des 40 ans du Club de la presse, à la vingtaine de participants.

Lors de la table ronde de la matinée, Laurent Guizard, photographe rennais, Emmanuel Guillemain, président de l’association Profession : pigiste, Benjamin Keltz et Audrey Guiller, tous deux pigistes à Rennes, ont fourni quelques pistes de diversification des revenus tirés de la pige. On retiendra qu’il est difficile de ne faire que de la presse en tant que photographe et que diversifier son activité (enseignement, édition, etc.) permet de s’épanouir professionnellement. Autre conseil retenu par tous : ne pas hésiter à négocier le tarif de ses piges et à faire valoir sa valeur professionnelle. Enfin, pour établir des collaborations stables, aller rencontrer les rédacteurs en chef s’avère payant.

L’après-midi, un premier atelier s’est penché sur le synopsis. Thierry Butzbach, pigiste et co-auteur du livre, Journée pigiste de Rennes, Amélie, Arianne, atelier comment vendre un sujet à plusieurs journaux, maison des associations, Rennes©Natacha souryProfession journaliste indépendant, a donné ses pistes pour rédiger des synopsis efficaces et susceptibles de retenir l’attention des rédacteurs en chef. Amélie Cano et Ariane Puccini, pigistes au sein du collectif Youpress, ont quant à elles livré leurs méthodes de travail pour vendre un même sujet à plusieurs médias.

Un dernier conseil qui a retenu l’attention : les pigistes ont tout intérêt à se fédérer, à partager leurs infos sur les tarifs, voire à travailler à plusieurs. Gageons que le bureau du Club de la presse ainsi que les différents événements organisés tout au long de l’année à l’adresse des pigistes continueront longtemps à faire vivre un réseau rennais de journalistes non intégrés à une rédaction.

Article: Lisette Gries
Photos: Natacha Soury

Interview de Marianne Rigaux, journaliste et co-fondatrice du collectif diapéro et Florence Brochoire, photographe et lauréate 2015

 

Jour 3: Quelle place pour les femmes dans les médias ?

« Pas encore la même que celle qu’occupent les hommes », est la réponse qui s’est imposée lors de la rencontre avec Eugénie Saitta, Maître de conférences en Sciences de l’information et de la communication à l’Université Rennes 1  et Lenaïg Bredoux, journaliste politique à Médiapart, organisée mercredi 4 novembre dans le cadre de notre événement (Que) vive la presse.

IMG_0541Si les femmes forment le gros des troupes des jeunes journalistes et représentent près de la moitié de la profession, « elles sont plus précaires et quittent le métier plus tôt que les hommes », souligne Eugénie Saitta. Elles sont aussi sur-représentées dans la presse magazine, notamment féminine, dans les services société, éducation, vie quotidienne, etc., et dans les postes de journaliste « assis » (desk, secrétariat de rédaction…).

Sorties des mêmes circuits de formation que les hommes, elles sont cependant plus souvent ramenées à leur condition de genre qu’eux. « Le Parlement est vu par certains élus comme une garçonnière géante. Les incidents sont quotidiens : blagues sexistes à notre égard, commentaires sur nos tenues, chantage du type « une info contre un apéro », SMS déplacés… Dans ces conditions, il est plus difficile de faire notre travail puisque nous sommes en permanence obligées de mettre en place des stratégies d’évitement », décrit Lenaïg Bredoux. Pour dénoncer ce sexisme permanent, elle a co-signé une tribune parue en mai sous le titre « Nous, femmes journalistes politiques et victimes de sexisme », après « un énième incident, quand un responsable politique a touché les fesses d’une collègue ».

IMG_7124Du côté des sources d’informations, la question se pose aussi. Les hommes sont encore plus souvent cités que leurs homologues féminines quand il s’agit de faire appel à l’expertise d’un professionnel sur un sujet précis. « Les femmes se sentent aussi moins compétentes pour répondre aux questions des journalistes si elles ne sont pas à 100% sûres de leur sujet », remarque Eugénie Saitta. « Et dans la presse, il faut souvent travailler vite, de façon efficace. Alors on interviewe la personne que tout le monde connaît et dont on a déjà le contact… », regrette Lenaïg Bredoux. Pour autant, des initiatives comme le collectif Prenons la Une ou le site Les expertes, qui recense des femmes spécialistes de nombreux thèmes, font peu à peu bouger les lignes.

« Le fait que ces sujets s’invitent dans un club de la presse, que la question de l’égalité salariale soit soulevée et défendue par des syndicats au sein des rédactions, que des choses se mettent peu à peu en place est positif, conclut Eugénie Saitta. Cela ne peut que susciter des débats et des réactions, voire changer les mentalités. »

Article et photo: Lisette Gries

Jour 4: L’impact des réseaux sociaux dans la pratique du journalisme? 

Qu’ont changé les réseaux sociaux dans la façon de traiter les informations et dans le choix des sujetz? Comment gérers les commentaires et les interactions avec les internautes?

Intervenants: Antony Chénais, journaliste multimédia, Anne Lessard, chef de rédaction web du Télégramme et Erwan Alix, journaliste et community manager à Ouest-France

Interview de Erwan Alix, journaliste et community manager à Ouest-France 

 

Interview de Anne Lessard, chef de la rédaction web du  Télégramme 

Interview de Anthony Chénais, journaliste multimédia 

Jour 5: Journalistes et communicants, les frontières s’effacent-elles?

Intervenants: Didier Chauvin, Maitre de conférences, Université Rennes 2, Denis Ruellan, Professeur des universités Paris Sorbonne, Laurent RIERA, directeur de la communication et de l’information de Rennes Métropole/Ville de Rennes, Catherine Pailley responsable communication du Conseil régional des Notaires, Eric Pinault, journaliste à France 3 Bretagne et Bertrand Gobin, journaliste indépendant.

Jour 6: La place des médias en Bretagne. Est ce que la Bretagne est toujours une terre de presse?

Intervenants: Patrick Poivre d’Arvor, journaliste et écrivain, Philippe Boissonnat, directeur des rédactions départementales locales de Ouest-France, Aurélie Rousseau, directrice générale déléguée de TV Rennes, Patrick Baert, directeur régional AFP Rennes.

Interview de Patrick Poivre d’Arvor

 

Interview d’Aurélie Rousseau, directrice générale déléguée de TV Rennes           

 

Interview de Philippe Boissonnat, directeur des rédactions départementales locales de Ouest-France

Réseaux sociaux
© Club de la Presse - Mentions légales