À Brest, une école d’été sur les sciences de la mer s’ouvre aux journalistes

Loin des roulements de tambour de certains plateaux TV, journalistes et scientifiques recherchent des solutions concrètes pour permettre une information fiable et actualisée de la connaissance scientifique.

La formation en est une. À Brest, l’école universitaire de recherche Isblue vient de mettre au point une session sur les sciences et technologies marines qui s’adresse précisément aux journalistes francophones de différents médias. Elle se tiendra durant deux jours, les 27 et 28 août à l’institut universitaire européen de la mer, au technopôle de Brest.

« Les scientifiques souhaitent rendre compte des avancées de leurs recherches à ceux qui informent, et les journalistes réclament leurs éclairages pour comprendre et décrypter les enjeux sociétaux induits, leurs besoins convergent », indique Paul Tréguer, océanographe et fondateur de l’IUEM.

Au programme de cette école d’été Mer et Journalisme, parrainée par Jean-Louis Etienne, plusieurs « points chauds » dans le domaine de la climatologie, l’océanographie, l’économie, le droit et les technologies des sciences marines.

« Nous avons retenu des sujets qui intéressent la société autour de questions d’actualité », souligne Paul Tréguer qui a piloté et coordonné ce projet avec Pauline Letortu de l’université de Bretagne occidentale. Exemple : le réchauffement climatique est-il en train de modifier la circulation dans les océans de l’hémisphère nord ? L’économie bleue est-elle réaliste, durable ou est-ce un rêve ? Que nous disent les nouveaux outils d’observation de l’océan ? L’érosion côtière : quelle réalité et à quelle échéance ?

Concrètement, les chercheurs qui animeront cette formation apporteront leur expertise lors de tables-rondes et d’ateliers favorisant l’échange direct entre journalistes et scientifiques. Parmi eux : Laurent Chauvaud (Lemar), Jean-Pierre Gattuso (Giec), Gilles Boeuf (directeur du Muséum national d’histoire naturelle). Ils auront la volonté d’expliquer de façon simple des choses compliquées !

Accéder à cette connaissance permet en toute logique de mieux informer et aussi de lutter contre la désinformation. Et cette première école d’été n’est qu’une étape vers une formation plus longue que les chercheurs comptent bâtir à l’adresse des journalistes. C’est prometteur.

Marguerite Castel