Samuel Petit, « Le Télégramme Soir propose un journalisme de solutions »

3 questions à Samuel Petit, le rédacteur en chef du Télégramme.

Le Télégramme vient de lancer une édition numérique quotidienne à 18h30. De quoi s’agit-il ?
– « Le Télégramme Soir est d’abord un produit développé pour les mobiles, adapté au temps de lecture de fin de journée, et complémentaire du fil d’actualité quotidienne. Chaque soir,  du lundi au vendredi, 12 sujets sont proposés, avec des rubriques récurrentes : la Bretagne en 3 infos, retour vers le futur (avec des articles d’archives d’il y a 20, 30 ou 40 ans), c’est du sport… Sans oublier une rubrique data, pour exploiter au mieux les données et les chiffres clés du jour.  Le projet a été piloté par Gilles Danet, responsable du développement des contenus numériques du Télégramme, et Nicolas Papon, chef de projet marketing. La journaliste Gwen Fleur est chargée du pilotage éditorial. »
À qui s’adresse cette nouvelle offre ?
– « Nous visons clairement les 25-45 ans, avec des sujets qui relèvent du journalisme de solutions, mettant en avant les acteurs de la Bretagne. Pour l’instant, ce contenu est accessible aux abonnés du journal, mais il y aura la possibilité d’y souscrire directement, pour quelques euros par mois. Notre appli d’actu compte actuellement 250.000 utilisateurs. C’est un axe de développement important, dans le contexte de baisse de la diffusion de la presse papier. Comme les autres titres de la presse régionale, mais moins fortement qu’eux, nous faisons face à une érosion de notre diffusion. Elle a baissé de 1,49% en 2016, dans un marché en repli de 4%. Et la tendance observée depuis le début de l’année s’établit à -1% environ. Pour autant, nous n’avons de projet de nouvelles éditions papier, nous nous appuyons sur nos 19 éditions actuelles. »

Où en est le chantier de la nouvelle salle de rédaction à Morlaix ?
– « Il avance ! La rédaction du siège, soit environ 80 personnes, emménagera à l’automne dans un espace de 1.700 m2 entièrement repensé dans une logique multimédia, avec notamment un studio de télé intégré. L’investissement s’élève à 3 millions d’euros au total, dont la moitié pour un nouveau système éditorial. »

Propos recueillis par Xavier Debontride