Banc Public : l’info locale « autrement » Trois Questions à Alain Guillard, rédacteur en chef

À l‘initiative d’un groupe d’amis installés dans la région de Saint Malo, ce trimestriel généraliste propose une « information engagée mais non-partisane » .

Comment est né Banc Public ?

– C’est une initiative portée par un groupe d’amis investis dans le tissu associatif. C’est aussi le fruit d’une réflexion déjà ancienne sur l’expression citoyenne et la manière de traiter l’actualité locale. Comme nous avons choisi de paraître une fois par trimestre, nous ne sommes pas en concurrence avec Ouest-France ou le Pays Malouin mais nous voulons nous donner le temps de l’analyse et de la réflexion pour décrypter des sujets qui touchent ou proviennent du pays de Saint Malo.

Quelle est votre ligne éditoriale ?

– Notre ambition est résumée dans notre base line, issue de la Déclaration des droits de l’homme : « Tout citoyen peut parler, écrie, s’exprimer librement… ».
Nous sommes une équipe de huit contributeurs bénévoles, aucun n’entre nous n’est journaliste professionnel, même si nous bénéficions de l‘appui de professionnels notamment pour l’illustration ou la mise en page.
Nous avons défini nos rubriques en nous appuyant sur nos réseaux, nos rencontres. C’est le cas, dans ce premier numéro, pour la rubrique « Culture », pour le sujet « Rencontre » avec Jonathan Daitch pour son travail sur le théâtre en Palestine, ou notre enquête sur la pandémie aux Philippines via notre rubrique « Si près, si loin ».
Chaque numéro est organisé autour d’un dossier, cette fois autour du projet de stade de football privé, pour mettre en évidence ce que nous appelons le « dépassement de fonction », c’est-à-dire le rôle d’acteurs politiques, économiques, sociaux au-delà de leur domaine et au service d’intérêts privés.
Nous analysons aussi l’action des élus ou d’entités comme les communes (« Leurs décisions, notre vie » ou « Banc d’essai »), et nous donnons la parole au lecteur dans une rubrique spécifique.

Quels sont vos premiers résultats, vos projets ?

– Nous avançons pas à pas.
Nous avons délibérément choisi le papier, même si chaque numéro propose des compléments d’information sur notre site. Le prix (3€) a été fixé pour rendre « Banc public » accessible au plus grand nombre.
La diffusion du premier numéro a commencé mi-novembre et grâce à nos réseaux, nous sommes présents dans une trentaine de commerces sur les territoires de Saint Malo Agglomération et la communauté de communes de Dol Baie du Mont Saint Michel.
Nous allons prochainement organiser une conférence de presse, des passages à la radio.
Nous envisageons une campagne de financement participatif que nous avons différée jusqu’à la sortie de notre première édition. Nous solliciterons ensuite les aides à la presse mais aucune subvention de collectivités territoriales.

Propos recueillis par Clotilde Chéron