Bikini magazine: jeune, culturel, indépendant

Créé en avril 2011, Bikini magazine va fêter ses 5 ans.Ce bimestriel revendique une liberté de ton, une « patte », comme l’explique Julien Marchand, 30 ans, son fondateur.

 

photo bikini
De gauche à droite : Régis Delanoë (pigiste), Julien Zwahlen (graphiste et associé de la SARL), Julien Marchand (directeur de publication et de la rédaction, gérant SARL). Photo prise dans leur bureau à la pépinière d’entreprises de la CCI à Saint-Grégoire où le magazine est installé.

Sur le site, on lit ceci: « Bikini est un magazine gratuit et indépendant en Bretagne. Disponible à 20.000 exemplaires, il a pour ambition de décortiquer la pop-culture et de décrypter l’air du temps ». Histoire de vérifier, on fait défiler les couvertures au graphisme plaisant. Ainsi: Le rock celtique dans les années 90. On a tous une histoire avec la politique, des souvenirs de manifs aux combats actuels. L’abécédaire des Vieilles charrues. Des vacances à 10 balles. Rennes: le guide de l’apéro….Les couvertures interpellent, avec un souci d’être ludique, accrocheur, que l’on retrouve dans les titres des articles, les intertitres, les photos. Au fait, pourquoi Bikini? Réponse de Julien Marchand: « C’était le nom qui sonnait le mieux, il nous a semblé incitatif. ». L’idée de 2010, c’était de créer un magazine pour les 18-35 ans, gratuit, à l’image de ceux qui existaient à Nantes ou à Paris, appuyé sur le foisonnement culturel breton ».  D’autre part, nous voulions parler de l’actualité régionale, différemment de la presse quotidienne, avec des sujets peu traités et surtout de façon différente, avec un ton plus libre. »Bikini est une SARL avec deux associés, Julien Marchand et le graphiste Julien Zwahlen. Les papiers sont écrits par des pigistes, tous se retrouvant pour une réunion d’après-bouclage pour échafauder le numéro suivant. Un soin particulier est apporté aux sujets de société. Exemple la COP 21, conférence sur l’environnement, a été abordée du point de vue de ceux qui agissent au quotidien, « les bricoleurs de l’écologie ». Quels retours la petite équipe enregistre-t-elle?  « Positifs sur notre façon de traiter les sujets, car on y met notre patte ». Sur le plan financement, il est assuré Il est assuré à 99% par la publicité, la Région ayant retenu un encart dès les premiers temps; le 1% restant émane d’abonnements souvent hors région. » Bikini a su se positionner. Il doit maintenant poursuivre son développement.

 

Propos recueilli par Paul Goupil