Confinement des pigistes : Informer reste la priorité

Dans ce contexte très particulier de confinement, le Club de la Presse souhaite mettre en accès libre le contenu de sa newsletter, La UNE, habituellement réservé à ses adhérents.

Pour les pigistes, le confinement, c’est :

Une conviction affirmée

Claire Villalon, JRI : « le flux d‘images doit continuer même avec des éditions réduites. M6 a mis en place des règles strictes : pas de tournage en intérieur, pas de foules, désinfecter le matériel et la voiture, … « 

Yves Marie Quemener, photographe en CDD : « En reportage, je respecte les gestes barrière ».

Des difficultés à affronter

Elodie Berthe, JRI à Redon : « Entrepreneurs comme institutionnels ne répondent pas ou refusent interviews et demandes de tournages ».

Isabelle Jarjaille, rédactrice : « Le confinement est aussi dans la tête. J’essaie de trouver des sujets hors de mes domaines habituels. J’ai du mal à me concentrer, même si mes enfants (3 et 7 ans) se montrent plutôt faciles ».

Une organisation à trouver

Isabelle Halliez, JRI : « J’ai un jardin, c’est plus facile avec mes enfants de 2 et 5 ans. Je m’isole chaque jour pour travailler, c’est essentiel pour ne pas déprimer ».

Charlotte Hervot, rédactrice et SR : « Je me félicite d’avoir installé In-design depuis sept ans, je peux travailler en lien avec la fabrication. J’ai l’habitude de travailler sur les réseaux sociaux, c’est une mine de sujets ! »

Des soucis financiers à venir

Vincent Gouriou, photographe : « Je fais du jardinage. Sans carte de presse, je ne peux pas sortir. J’attends de connaitre les conditions d’indemnisation ». Si l’ensemble des employeurs jouent le jeu, des pertes sèches sont constatées, notamment dans l’éducation aux médias.

Un geste à adopter

Charlotte Hervot : « J’ai apprécié les appels de collègues en poste. C’est une manière de soutenir les plus isolés ».

Deux syndicats ont mis à disposition des fiches pratiques sur l’application des mesures prises par le gouvernement pour les pigistes :