Helen Hérault, prix Varenne de la presse hebdo: "Nous sommes avec les gens"

Le 13 décembre, elle recevra l’un des quatre Prix Varenne pour la presse hebdomadaire. L’article primé d’ Helen Herault, 34 ans, racontait la succes story d’un  « gourou des parieurs en ligne », qui vit à St Alban (Côtes d’Armor). Entretien avec une « enthousiaste ».

helen-du-penthievrePouvez-vous nous parlez de votre parcours, Helen?
– Je suis originaire du Finistère sud. Après la fac’ de Lettres, j’ai étudié à l’IUP de Bordeaux. J’ai commencé à faire des remplacements à Ouest-France, puis dans des journaux du sud. A l’occasion de reportages en Camargue, j’ai réalisé que j’aimais être avec les gens, raconter des histoires, là-bas comme chez moi en Bretagne. J’entre au Penthièvre en 2007 dans une équipe de trois journalistes, avec chacun son secteur: moi, c’est la côte, de St Brieuc au cap Fréhel. Nous traitons tous les sujets, nous voyons tout le monde; c’est un creuset génial d’histoires. Face aux grands quotidiens, nous sommes un peu le poil à gratter, plus libres, avec plus de temps pour nos sujets.

Comment s’est faite la rencontre avec Jean-François Magnan?
-T out simplement, parce que nous sommes voisins. Lors d’un repas, il m’a raconté son parcours resté discret, car il n’avait pas conscience au départ de l’ampleur que son application allait prendre à l’ère du smartphone. Mais quand il a (très bien ) vendu « Match en direct », qui permet aux parieurs de suivre en direct les matches de foot à travers le monde, Jean- François a réalisé que personne n’avait raconté son histoire. Lui, le fils d’agriculteurs d’Eréac, « modeste, pas dans l’emphase », voulait « une trace  » de cette belle aventure. Ce sera chez nous, Le Penthièvre. Les gens du pays apprécient de le lire dans l’hebdomadaire du pays.

D’où vient votre enthousiasme?
– J’aime ce que je fais, au sein d’un journal qui prend le temps de rencontrer les gens. Ce n’est pas sur les réseaux sociaux que l’on peut écrire un long portrait, prendre le temps de suivre quelqu’un dans son travail, dans sa passion. De plus, nous avons le retour direct du lecteur, puisqu’il est d’ici. Les hebdos sont un vecteur de lien social.
Recueilli par Paul Goupil