« La crise sanitaire nous a poussés à développer notre agilité » Trois questions à Hugues du BOISBAUDRY

Comment le groupe des Editions du Boisbaudry s’est-il constitué, quelle est sa place dans la presse agricole nationale ?

« Il est né en 1954 avec l’ambition d’aider les éleveurs français de la filière avicole à faire progresser leur exploitation et à trouver de nouveaux débouchés. L’Aviculteur de l’Ouest a été ainsi le premier journal créé par l’entreprise. Le fort développement de la consommation des ménages et la modernisation des filières alimentaires, dès le début des années 70, a justifié le lancement de nouveaux magazines consacrés à différentes filières (lait, porc, lapin, boissons, y compris la grande distribution), jusqu’au lancement en juin dernier de « Circuits bio », pour accompagner le fort développement de la distribution spécialisée.

Les Editions du Boisbaudry comptent aujourd’hui sept titres, leaders de leurs marchés respectifs et distribués sur abonnement, partout en France et à l’international. »

Quelle place tient l’innovation au sein de l’entreprise ?

« Exclusivement tournées vers le BtoB, nos activités se développent très largement en « multicanal » pour rester en phase avec l’évolution des attentes de nos clients et des technologies de l’information. Dès 1999, nous nous sommes lancés dans l’édition digitale : chaque titre dispose de nombreux contenus multimédias, d’infos service (le prix du porc, par exemple), de l’animation de ses communautés sur les réseaux sociaux, etc Nous avons lancé des ateliers conférences, des rencontres, des prix (comme le Coup de cœur des éleveurs à l’occasion du Space). »

La crise sanitaire remet-elle en cause cette stratégie ?

« Au contraire ! La crise nous a obligés à innover, à développer notre agilité.
Nous avons une très forte proximité avec nos lecteurs et nos annonceurs, et nous pouvons nous appuyer sur des marques fortes. Les équipes se sont mobilisées pour organiser les « rencontres connectées » en 2020. Nous avons lancé « Circuits bio », d’abord en numérique en avril avant le print en juin. Globalement, c’est un encouragement à aller plus loin dans le service au lecteur. »

Recueilli par Clotilde Chéron.