La liberté d’informer passe par le respect des journalistes

Une nouvelle agression d’une journaliste montre combien il est urgent de développer l’éducation aux médias et d’expliquer le rôle des journalistes dans la société.

Après Reims (Marne), les Vans (Ardèche). Un photographe, voilà un mois ; une JRI le week-end dernier. Les journalistes sont désormais les cibles privilégiées de ceux qui ne s’expriment que par la violence. Notre consœur de France 3 Rhône-Alpes a ainsi été violemment prise à partie par un homme qui lui reprochait de réaliser une interview sur le marché des Vans, une semaine après la tenue d’un concert sans respect des gestes barrières. En hurlant « vous n’avez pas honte de leur répondre ? », il a tapé sur la caméra occasionnant des blessures au nez et au menton de la journaliste.

Cela suffit ! Très engagé dans la défense de la profession et dans l’éducation aux médias, le Club de la Presse de Bretagne en appelle au gouvernement pour susciter une prise de conscience citoyenne. A l’instar de la rédactrice en chef de l’Union, Géraldine Baehr, qui demande « des actions très concrètes », nous réclamons l’instauration d’une politique structurée d’éducation aux médias tout au long du parcours scolaire et un encadrement strict des réseaux sociaux.

Deux demandes reprises dans une tribune Tribune – Protégeons la liberté d’information – Alliance Presse, publiée par l’Alliance de la presse et parue dans trois cents titres de la presse quotidienne régionale et nationale. Il est urgent de réexpliquer le rôle des journalistes, de la presse et des médias dans la société. Car une société sans liberté de la presse, et donc sans journalistes, ne saurait prétendre être démocratique. Pour l’heure, nous souhaitons un prompt rétablissement à nos confrère et consœur.

Stéphane De Vendeuvre et Céline Monsallier, co-président.e.s du Club de la Presse de Bretagne