L’alerte de l’Association des Journalistes de l’Environnement (AJE) et des Journalistes-écrivains pour la nature et l’écologie (JNE)

Chute des revenus publicitaires, fermeture des points de vente, recul des recettes d’abonnement, le monde des médias français est fortement secoué.
Le groupe Infopro Digital a annoncé la mise à mort du Journal de l’environnement, quotidien en ligne.

Depuis des semaines, les journalistes de Science et Vie se mobilisent pour la sauvegarde de leur magazine, soutenus par 300 scientifiques et universitaires. « A l’heure où les fausses informations circulent à la vitesse de l’éclair, nous avons besoin de journalistes qui connaissent leurs sujets, savent mettre des informations en perspective et faire appel au sens critique des lecteurs », expliquent les Associations des Journalistes de l’Environnement (AJE) et  des Journalistes-écrivains pour la nature et l’écologie (JNE).
Elles rappellent ainsi que « l’information n’est pas une marchandise comme les autres. La rentabilité ne doit pas primer sur la fiabilité des contenus. Cette information doit également rester indépendante de tout intérêt financier ».
Enfin, elles alertent : « Nous nous interrogeons sur l’usage qui a été fait des aides à la presse distribuées par l’Etat. Sans omettre, bien sûr, les soutiens exceptionnels distribués depuis le début de la pandémie pour aider les entreprises de presse à passer le cap de la fermeture des réseaux classiques de distribution. »