Le Conseil de déontologie journalistique et de médiation rend ses premiers avis

Depuis le 6 février, « le public des médias français peut saisir le Conseil de déontologie journalistique et de médiation (CDJM) pour toute atteinte supposée au respect des règles déontologiques ». Mi-mai, il dénombrait 63 demandes de saisie pour 31 actes journalistiques.

Ses trois premiers avis portent sur un reportage de France 3 Pays-de-la-Loire, une interview de BFM-TV, une photo dans Paris-Match.

Soupçonné avant sa création de se muer en censeur, tribunal ou ordre professionnel, le CDJM est tripartite (éditeurs, public, journalistes). S’il juge une demande recevable il contacte la rédaction et statue en se référant aux chartes du journalisme. Il « écarte les griefs sur les choix éditoriaux », ne se prononce pas « sur le respect de la loi et ne peut proposer un avis que sur la question du respect de la déontologie journalistique ». Ainsi pour France 3, a-t-il estimé que « filmer une opération « illégale » ou « proche de l’illégalité » menée par des activistes ne peut être considéré, par principe, illégitime sur le plan journalistique, considérant que le sujet de la maltraitance animale était d’intérêt public ». La création du CDJM a été portée côté journalistes par CFDT Journalistes et le SNJ pour regagner la confiance du public.