« Le Drenche » a 7 ans : l’âge de raison ! Trois questions à… Florent Guignard, rédacteur en chef

Créé en 2015 sur un concept original, interactif et participatif, « le Drenche » a maintenant 7 ans. Qu’avez-vous appris de l’expérience ?

Tout d’abord, 7 ans après, nous sommes toujours là, avec une diffusion mensuelle de 140 000 numéros (tous distribués) et de 100 à 150 000 connexions internet. C’est la preuve qu’il est toujours possible de lancer des titres aujourd’hui, et que le papier a toute sa place.
Nous avons réussi à toucher notre cible : plutôt la jeune génération, en lui proposant un média participatif, ouvert aux contributions extérieures.
Nous sommes aussi un média démocratique, avec un abonnement à tarif libre : nous sommes passés de 5€ par mois quand le tarif était fixe à une moyenne de 6,50€ depuis qu’il est libre.
Nous avons ainsi fait la preuve que la valeur de notre proposition est reconnue par les jeunes qui sont prêts à payer pour un média qui offre un contenu qui les intéresse et qui les aide à forger leur propre opinion, et faciliter par la suite l’engagement citoyen.

Quels sont les sujets ou formats qui ont le mieux marché ?

Nos abonnés apprécient la variété des thèmes abordés, qui ne se limitent pas aux loisirs ou à la sexualité comme dans la plupart des publications destinés à un public jeune.
Nous proposons des informations dont on parle peu, notamment à l’international, car nous avons la chance d’être sur le temps long (sur un rythme mensuel).
Les sujets plus approfondis, sur des thèmes choisis par les lecteurs, sont éclairés par deux tribunes d’avis opposés, chacune rédigée par une personne compétente, légitime et engagée.
Ces débats sont très consultés car ils font se poser des questions.
Mais l’audience est très différente selon les formats : de 1000 à 30 000 consultations pour les podcasts et sur Twitch, la conférence de rédaction en direct attire beaucoup, par son côté interactif.

Quels sont vos projets pour les mois à venir ?

Notre diffusion va s’étendre à Lyon à partir de février. Nous serons ainsi présents à Paris, Lille, sur l’Ouest (grâce au partenariat Ouest-France), à l’université de Perpignan.
Pour asseoir notre développement, nous avons fait deux campagnes de financement participatif. La seconde, terminée en décembre 2020, avec des parts sociales à 100€, nous a permis d’accueillir de nouveaux actionnaires individuels. Nous comptons ainsi près de 400 lecteurs, qui participent activement à la vie du journal.
La campagne présidentielle va nous donner l’occasion de tester un nouveau format, un hors-série qui devrait devenir semestriel.

Propos recueillis par Clotilde Chéron