Trois questions à Amandine Plougoulm, lauréate du Prix Objectif Plume 2020 : « Un encouragement à poursuivre mon projet professionnel »

A l’unanimité, le jury d’Objectif Plume a choisi de récompenser la finistérienne Amandine Plougoulm pour « Le péril jeune », son enquête parue en novembre dernier dans Paris Match sur les malades atteints précocement de la maladie d’Alzheimer.

En quoi votre parcours professionnel vous a amenée à traiter un tel sujet ?
– J’ai commencé ma carrière par des CDD d’été au Télégramme puis après plusieurs mois passés à l’étranger (Irlande, Uruguay Espagne), j’ai suivi un master de journalisme en apprentissage à France Télévision.
« Le Péril jeune » est un projet d’école, qui a émergé d’une discussion avec un ami à partir d’un article du Télégramme qui relatait le cas d’une femme diagnostiquée Alzheimer à l’âge de 36 ans.

Quelle a été votre démarche jusqu’à la publication de votre enquête ?
– L’article est né d’une immersion de plusieurs mois dans le quotidien de malades jeunes. Il a fallu interroger les associations, le corps médical, scruter les forums et les réseaux sociaux pour trouver ces « patients invisibles ».
Ensuite, j’ai contacté « au culot » différentes rédactions et ma proposition a intéressé la rédactrice en chef de la rubrique Paris Match Documents, à qui j’ai fourni un pitch assez dense, puis le texte et les photos qui ont été publiés.

Que vous apporte le prix Objectif Plume ?
– C’est, pour moi, un hommage aux personnes rencontrées qui m’ont fait confiance, et une belle reconnaissance d’avoir été appréciée par des journalistes professionnels aguerris.
J’ai décroché une bourse pour aller enquêter sur la mortalité maternelle au Sénégal. Le prix et cette bourse me confortent dans mon projet de travailler sur des formats longs.

Propos recueillis par Clotilde Chéron