« Paroles sauvages » : une série pour repenser le monde

Inscrite sur le mur des podcasts de Ouest-France, « Paroles sauvages » est une série conçue
et réalisée par Nina Montagné, réalisatrice de documentaires et reportages magazine pour la
télévision.

Comment est née la série « Paroles Sauvages » ?

– Lors du premier confinement, le manque d’échanges non virtuels m’a donné envie de créer
des moments de rencontres réels dans des lieux de culture. « Paroles Sauvages » est une série de longs entretiens enregistrés en direct sur scène et en public. Le principe est simple : chaque mois, il y a un invité différent, une personnalité inspirante, pour repenser le monde autrement. L’échange sur scène est suivi d’un temps de discussion avec le public et enfin d’un verre pour trinquer tous ensemble.
La première rencontre a été organisée au cinéma Ti Hanok d’Auray, avec Jacques Gamblin. J’ai continué par des entretiens en privé. Actuellement nous sommes accueillis à la Villa Gregam, lieu culturel éphémère à Grandchamp, avant de pouvoir retrouver le public.

Pourquoi avoir fait le choix du format long (podcasts de 45 minutes à 1h) ?

– C’est un pari. Ce n’est pas évident de se démarquer si l’invité n’est pas un interlocuteur connu. Et nous allons travailler à l’amélioration du rythme et de la fluidité des podcasts pour une meilleure qualité d’écoute. Mais je voulais proposer des entretiens longs pour rentrer dans des réflexions intimes, favoriser une approche sensible permettant ensuite de passer à des problématiques plus globales, universelles. Je privilégie l’écoute, avec pas mal de pauses pour laisser à l’auditeur le temps de sa réflexion, d’entrer dans une bulle pour développer son imaginaire, plonger dans son intimité et ses thématiques personnelles.

Comment envisagez-vous la seconde saison ?

– Nous allons clôturer la première saison par l’enregistrement de témoignages de participants à la Villa Gregam dès que l’on pourra se retrouver dans des lieux culturels. Nous continuerons d’inviter des personnalités éclectiques et engagées, par leurs créations, leurs mots, leurs combats. Des personnes qui donnent envie de se retrousser les manches et d’agir, à l’image de l’entretien, publié le 8 mai, avec Marie-Monique Robin, une vraie militante de la liberté et des droits humains, ou encore de Cédric Herrou lors du festival Etonnants voyageurs.

Recueilli par Clotilde Chéron