« Protéger les journalistes rémunéré.e.s à la pige, quoi qu’il en coûte » : l’appel commun des syndicats

Les syndicats de journalistes unis (SNJ, SNJ-CGT, CFDT, FO), Profession : Pigiste, la Fédération internationale des journalistes, l’Union des photographes professionnels, l’association de la presse judiciaire, les journalistes Nature et environnement, notamment, demandent au gouvernement que les journalistes rémunéré.e.s à la pige bénéficient de la solidarité nationale, au même titre que d’autres secteurs d’activité.

Le ministère de la Culture prépare un décret d’application qui concernera notamment les règles
d’indemnisation des pigistes. Selon une étude de la SCAM, la moitié d’entre eux gagne moins de
20.000 euros par an. Certaines entreprises de presse ont dit qu’elles appliqueraient le même dispositif
de chômage partiel que pour pour les journalistes mensualisés. D’autres attendent le décret. D’autres encore ont fait part de leur refus d’inclure les pigistes dans le dispositif.

Les syndicats exigent :

  • l’intégration des pigistes dans les demandes d’activité partielle et le versement de l’indemnité
    correspondante;
  • le seuil d’intégration suivant : pigistes ayant reçu au moins 3 bulletins de salaire, consécutifs ou non,
    dans les 12 mois précédant la demande, dont 2 dans les 4 derniers mois;
  • le calcul de l’indemnité basé sur la moyenne des salaires des 12 mois précédant la demande ;
  • la possibilité pour l’administration de vérifier les montants déclarés par les entreprises ;
  • l’intégration dans le dispositif des journalistes rémunérés à la journée dans l’audiovisuel

Les syndicats refusent que les critères de prise en compte soient renvoyés à l’incertitude d’un accord d’entreprise.

L’association Profession : Pigiste répertorie toutes les mesures prises pour les pigistes (Scam, Pole emploi, Audiens ….)

Le SNJ-CGT lance une enquête auprès des journalistes pigistes

Cette enquête a pour objectif d’apporter des éléments aux élus et mandatés, dans les entreprises, afin que le syndicat puisse étayer la nécessité d’inclure les pigistes dans les mesures de protection ou de soutien financier. Cela doit permettre également de mieux cibler les besoins et donc les revendications dans chaque groupe de presse.
Pour l’instant, cette enquête ne doit pas être relayer sur Twitter.