Amélie Mougey du Quatre heures

Chaque premier mercredi du mois à 16h, Le Quatre Heures propose une histoire originale, en long format multi-medias, à la fois agréable à lire – et regarder- et instructive. Du sensible et du réflexif. Une pause dans l’info en continu qui prime sur le web. Au nom de l’équipe, Amélie Mougey, 28 ans, fait les présentations.

 

De gauche à droite sur la rangée du haut : Laurène Daycard, Estelle Faure, Romain Jeanticou. Puis, de gauche à droite sur la rangée du bas : Benoît Berthelot, Charles-Henry Groult et Amélie Mougey.
De gauche à droite sur la rangée du haut : Laurène Daycard, Estelle Faure, Romain Jeanticou. Puis, de gauche à droite sur la rangée du bas : Benoît Berthelot, Charles-Henry Groult et Amélie Mougey.

Vous êtes six, trois garçons et trois filles, dans votre rédaction. Pourquoi vous êtes-vous lancés?
L’idée est née au Centre de Formation des journalistes à Paris où nous faisions nos études.. Nous voulions, nous voulons toujours, réconcilier le web, bel outil, et le grand reportage. Après avoir rencontré  un succès d’estime sur les réseaux sociaux, nous nous sommes vraiment lancés en septembre 2014 en déposant des statuts de société par actions simplifiée (SAS). Tous salariés par ailleurs, nous travaillons avec des journalistes indépendants payés grâce aux abonnements (19,80 euros/an). Chaque sujet est mis en pages (texte, images, son) comme dans une bulle immersive. Un ou des personnages  tiennent le fil rouge. Ils amènent à un récit ancré dans un problème que vous ne connaissiez peut-être pas. Arrivé à la fin du texte, vous avez élargi votre regard.

Vos sujets sont plutôt en France?
Oui. Deux exemples: les ouvrières normandes de la biscuiterie Jeannette, en lutte contre le déclin industriel; la confrérie des Charitables qui assurent le même service funèbre à tous, riches ou pauvres, quelle soit leur croyance. Un autre, en préparation: des militants contre le mariage pour tous qui se sont extraits de la société en achetant une île, pour vivre selon leurs valeurs, en se mettant à l’écart. Nous sommes à la recherche de sujets détonants, défricheurs, voire mordants. Une seule entrée dans le sujet mais en la poussant le plus loin possible. Avec l’objectif de mieux comprendre la société dans ses tiraillements.

Deux messages aux journalistes et communicants?
Abonnez-vous! C’est la clé de notre indépendance. Si vous avez un sujet que vous portez, long, complexe, que vous n’arrivez pas à faire vivre, on pourra peut-être vous permettre de le réaliser. A en faire une sorte de nouvelle littéraire, illustrée.
Recueilli par Paul Goupil