Réfléchir à l’insertion des jeunes journalistes

Crédit photo : DR

A l’initiative de la Conférence des écoles de journalisme (CEJ), le cabinet conseil Pluricité a réalisé au printemps dernier une enquête sur l’insertion professionnelle des jeunes diplômés. Présentée lors des « Etats généraux de la formation et de l’emploi des jeunes journalistes », cette étude approfondie présente un diagnostic croisé des diplômés des quatre dernières promotions, des 14 écoles reconnues par la profession et des employeurs.

Le premier constat est satisfaisant : la majorité des jeunes diplômés s’insèrent et poursuivent une carrière de journaliste. Motivés et prêts à s’investir, ils pointent cependant leurs conditions d’emploi, entre précarité (ils sont employés pour 1/3 en CDD et 1/3 comme pigistes) et utilité sociale.

L’accès aux écoles reste un facteur d’exclusion : 80% des étudiants poursuivent leurs études grâce au soutien financier de leurs proches (coût de la scolarité des écoles payantes, délocalisation obligatoire, impossibilité de cumuler études et emploi). Les conditions de l’alternance suscitent aussi des interrogations.

Si les jeunes diplômés sont préparés aux contraintes du métier (horaires décalés par exemple), ils en acceptent moins facilement certains éléments : ambiance de travail, durée du contrat, équilibre vie professionnelle et vie personnel…

De leur côté les employeurs apprécient la qualité de la formation technique dispensée par les écoles mais s’étonnent d’une certaine timidité des jeunes dans l’exercice de leur métier et de leur difficulté à se positionner dans une rédaction.

Ecoles et recruteurs regrettent également le manque de diversité sociale des candidats …même si les DRH privilégient toujours le recrutement de jeunes issus des écoles de la CEJ.

En savoir plus : https://cej.education/