Trois questions… à Vincent Coté, chef du service Sports : À Ouest France, parler du sport autrement

Quelle est la place du sport dans le journal ?

– Les informations sportives font partie de la tradition Ouest France. Les lecteurs les retrouvent chaque semaine dans le cahier qui leur est consacré dans le DOF (Dimanche Ouest France) et le lundi, dans le quotidien.

Depuis plusieurs années, le groupe a créé un desk numérique consacré au sport, sur l’adresse Ouest-france.fr. Une équipe de journalistes dédiés couvrent, en temps réel, l’actualité, de 7h du matin à minuit, sur les manifestations dans tous les départements où Ouest France est présent, et sur les grands événements nationaux et internationaux. Par exemple, pour la rencontre entre le XV de France et la Nouvelle-Zélande le 20 novembre dernier, une envoyée spéciale a couvert l’événement au Stade de France, match également commenté depuis Rennes.

Comment a évolué la manière de parler du sport ?

– Avec le Projet Sports, le groupe a fait un pas de côté. Comme le sport est un élément de la vie quotidienne, il pose des questions de santé, d’économie, d’égalité, de diversité…ce qui nous a menés à parler d’autre chose que des résultats et à faire des portraits, des récits, des interviews… Grâce au tag Prolongation, anglé sport et présent sur ouest-france.fr, on s’élève par rapport au simple compte-rendu.

Vous avez cité la présence d’une journaliste au Stade de France. Quelle est la place des femmes au sein du service des sports ?

– Actuellement, le journal compte une dizaine de femmes journalistes sportives sur un effectif de 75 cartes de presse. En 2021, nous avons recruté trois jeunes femmes, en contrat de professionnalisation, en CDD et CDI.
Nous avons mis des moyens pour suivre le sport féminin, notamment en créant la newsletter Sportives, primée par la Fondation Alice Milliat (pionnière du sport féminin).
Quand l’équipe de France féminine va venir en Bretagne pour les éliminatoires de la coupe du monde de football, nous mobiliserons nos équipes pour suivre les différentes rencontres.
Nous sommes conscients d’être en rattrapage pour nous mettre en accord avec nos valeurs d’égalité et de diversité. Même si, compte-tenu du nombre de clubs, la majeure partie des compétitions restent encore masculines !

Propos recueillis par Clotilde Chéron