Liberté de la presse : Itzel Marie Diaz navigue
aux couleurs de RSF
Installée à Lorient, cette pigiste franco-mexicaine se prépare à participer à la Mini Transat, en 2027, sous les couleurs de Reporters sans frontières.
C'est un "projet très personnel", auquel elle souhaitait aussi "donner un sens" plus collectif, lié à son métier. Journaliste franco-mexicaine de 32 ans, installée à Lorient, Itzel Marie Diaz se prépare pour la Mini Transat, une course transatlantique en solitaire, sans moyens de communication avec la terre, à bord de petits bateaux de 6,50 mètres. Le départ de l'épreuve, organisée tous les deux ans, sera donné en septembre 2027 à La Rochelle. Cap sur le Brésil, avec une étape aux Canaries. L'arrivée est prévue fin novembre, début décembre.
Une façon pour cette pigiste, spécialisée dans les sujets liés aux droits humains, aux migrations et à l'environnement, de progresser dans la navigation, une passion qu'elle s'est découverte sur le tard, à 20 ans. "J'avais envie d'apprendre davantage et l'un des meilleurs moyens, c'est de naviguer en solitaire, parce qu'on ne peut compter que sur soi", explique la jeune femme, qui a grandi en Savoie et s'est installée en Bretagne il y a 4 ans pour se rapprocher de la mer.
Crédit photos : KBLB / Charlotte Lindet
Un "clin d'oeil" aux journalistes mexicains
Elle arborera sur ses voiles les couleurs de Reporters sans frontières (RSF). "J'ai envie de porter leur message sur l'eau, c'est symbolique", résume la skippeuse, particulièrement sensible aux questions de liberté de la presse: elle a commencé à travailler en 2020 pour Forbidden stories, un consortium de journalistes qui soutient les journalistes menacés et reprend les enquêtes de ceux qui ont été réduits au silence. Elle a notamment enquêté sur les cartels mexicains. C'est d'ailleurs avec sa nationalité mexicaine qu'elle concourra. "Le Mexique est un des pays les plus dangereux pour les journalistes. Donc naviguer pour RSF, c'est aussi un clin d'oeil aux collègues qui font un travail incroyable, au péril de leur vie."
Le projet nécessite une grosse préparation, à la fois sportive, logistique et technique. Depuis deux ans et demi, Itzel enchaîne les épreuves qualificatives sur la côte atlantique. Fin juillet, elle s'élancera sur la Mini Atlantique, un aller-retour entre les Sables d'Olonne et les Açores, une course décisive pour décrocher son ticket pour la Mini Transat.
A la recherche de sponsors
Il lui a aussi fallu trouver des mécènes. Trois entreprises, dont Opinel, ont accepté de contribuer au financement du projet. "Il faut encore que je trouve des sponsors pour financer tous les frais de l'année 2027: l'avitaillement, la préparation du bateau, la logistique, les deux-trois mois que je passerai sur l'eau", indique Itzel, qui a également créé une cagnotte en ligne.
"Tout ça prend du temps et ce n'est pas mon métier. Ce sont des compétences qu'il a fallu acquérir", souligne-t-elle. La jeune femme a aussi passé énormément de temps sur le volet technique: "On passe plus de temps à bricoler, à réparer des casses, qu'à naviguer. Mais j'ai appris plein de choses en électricité, en électronique..."
Combiner pige et préparatifs
Pas évident de combiner tout cela avec une vie de pigiste, "ça demande d'être très organisé". La première année a été "compliquée", dit-elle. "On se laisse vite avaler par le projet, d'autant que je partais avec de gros bagages en moins. Puis j'ai trouvé un équilibre."
Equipée d'un bateau d'ancienne génération, solide et rodé aux transats mais plus lourd que les nouveaux modèles, Itzel n'a pas d'objectif de classement. "Le but, c'est d'aller au bout du projet. Et si je peux doubler quelques bateaux, c'est mieux!"
Rennes 2 rejoint une équipe internationale sur la désinformation
L'Université Rennes 2 vient de rejoindre la Chaire Unesco en prévention de la radicalisation et...
Lancement du prix Objectif Plume 2026
Le soutien aux journalistes pigistes, quel que soit leur média de prédilection, est au cœur des...
Report’images : huit reportages sélectionnés
Le jury de la sixième édition de Report’images s’est réuni jeudi 2 avril 2026 au Club de la...
Formation initialeEtat des lieux des voies vers le journalisme en Bretagne
La variété des parcours en études de journalisme en France est de plus en plus importante. 14...
Brest accueille la 22e édition de « Longueur d’ondes »
Du 28 janvier au 1er février 2026, Brest devient la capitale de la radio et de l'écoute. Pour sa...
Café-citoyen - Démocratie participative : bonne idée ou fausse promesse ?
Budgets participatifs, conventions citoyennes… Les pouvoirs publics, aussi bien locaux que...